Get all your news in one place.
100's of premium titles.
One app.
Start reading
Radio France Internationale (Français)
Radio France Internationale (Français)
Lifestyle
Siegfried Forster

Cultures africaines: les rendez-vous «incontournables» en septembre 2026

Miranda Forrester: détail de “Slip beneath” (study), 2025. Oil on canvas, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: détail de “Slip beneath” (study), 2025. Oil on canvas, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde

À Venise, Paris, Bruxelles, Johannesburg, Perpignan, West Palm Beach, Toronto, Rio de Janeiro, Los Angeles, Cologne, Lyon, Bujumbura, Limoges, Bobigny, Bordeaux, Namur, en salle ou en plein air, voici vingt‑sept rendez‑vous de la culture afro ou africaine à ne pas manquer en ce mois de septembre. N’hésitez pas à nous envoyer vos prochains événements culturels « incontournables » à l’adresse [email protected].

Du 2 au 12 septembre, tous les regards des cinéphiles se tournent vers Italie. Parmi les films projetés à la Mostra de Venise se trouve La Maison du vent du Camerounais Bernard Auguste Kouemo Yanghu et Woman Unknown de la Dano‑Égyptienne May el‑Toukhy.

Du 4 au 6 septembre à Johannesburg, FNB Art Joburg reste la grande messe de l’art contemporain africain. La foire la plus ancienne du continent consolide un marché centré sur les artistes africains et diasporiques. Peinture, installation, vidéo : la métropole sud‑africaine s’affirme comme l’un des principaux lieux de la création africaine.

À Paris, du 4 au 6 septembre, le Festival International des Films de la Diaspora Africaine (FIFDA) explore l’Histoire de l’Afrique et de sa diaspora. Le documentaire d’ouverture, The Foolishness of God, consacré à Desmond Tutu, interroge les chemins de la justice, du pardon et de la mémoire dans l’Afrique du Sud post‑apartheid.

Du 5 septembre au 24 octobre 2026, la galerie parisienne Les filles du calvaire présente Earth and Sky, la première exposition monographique en France consacrée à Sungi Mlengeya. « À travers cette nouvelle série d’œuvres, l’artiste tanzanienne propose une réflexion sensible sur la manière dont la vie se prolonge au-delà de l’absence, à travers la mémoire, la transmission et l’influence. »

Le 5 septembre, à Paris, la galerie Perrotin accueille Emma Prempeh avec The Domain of the Stranger. Forte de ses racines vincentiennes et ghanéennes, l’artiste britannique interroge le sentiment d’exil, les temporalités de la diaspora afro‑caribéenne et les héritages familiaux, entre mémoire fragmentée et futur à recomposer.

Miranda Forrester: “Slip beneath” (study), 2025. Oil on canvas, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: “Slip beneath” (study), 2025. Oil on canvas, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde

À Paris, du 8 au 13 septembre, Parcours des mondes, plus prestigieuse manifestation dédiée aux arts extra‑européens, place au centre les arts d’Afrique. Masques, sculptures et objets rituels dialoguent avec des œuvres d’Asie ou d’Océanie. L’événement donne à voir la profondeur historique et la puissance esthétique des créations africaines.

Jusqu’au 12 septembre, la galerie Kristin Hjellegjerde à West Palm Beach, aux États-Unis, présente de nouvelles œuvres de la peintre Miranda Forrester. Encouragé par un regard féminin noir et queer, ses figures évoluent dans des espaces qui célèbrent leur présence plutôt que de la contraindre. Elle crée des espaces « où la liberté queer, le repos et la connexion à soi peuvent prendre forme ». Peintre figurative vivant et travaillant à Londres, elle « s’attaque à l’effacement des femmes noires du canon historique de l’art occidental ». Son travail sur des plaques de polycarbonate translucides permet de faire disparaître la frontière entre la figure et le fond, en dialogue avec une ambiguïté délibérée autour du genre, de la sexualité et de l’identité. Sous une apparente douceur de couleurs et de traits, elle révèle, voire impose, un regard empreint d’une grande exigence. Elle met tout en œuvre pour célébrer les femmes noires et les personnes non binaires « comme des êtres sans limites, sûrs d’eux-mêmes ». Au cœur de son travail : « des espaces en plein air façonnés par l’eau, les rituels du bain, les miroirs et la réflexion. Ce sont des moments où les femmes noires apparaissent ancrées, présentes et sans artifice. »

À Perpignan, jusqu’au 13 septembre, Visa pour l’image, grand rendez‑vous du photojournalisme, consacre plusieurs expositions aux trajectoires africaines et afro‑diasporiques. Hervé Lequeux suit l’exil de mineurs guinéens dans Boza free, tandis qu’Abdulmonam Eassa documente la guerre au Soudan, redonnant des visages à l’actualité africaine.

Du 10 au 20 septembre se tient le 51e Festival international du film de Toronto. Parmi 461 films, SoumSoum, la nuit des astres de Mahamat‑Saleh Haroun ou 2.6 Seconds: Death in the Outback de Darren Dale illustrent la vigueur du cinéma africain et afro‑diasporique, désormais incontournable dans les grands rendez‑vous nord‑américains.

Miranda Forrester: “Passing through”, 2026. Pencil on paper, 40.5 x 25.3 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: “Passing through”, 2026. Pencil on paper, 40.5 x 25.3 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde

Le 10 septembre à Paris, la Galerie Lelong ouvre The Nomadic Studio de Barthélémy Toguo. L’artiste camerounais y poursuit son exploration des mobilités africaines, des frontières et des violences politiques, tout en célébrant l’atelier comme lieu de résistance, d’hospitalité et de circulation des imaginaires afro‑continentaux. « Toguo déploie une cartographie sensible du monde contemporain au fil du récit d’un déplacement permanent, à la fois géographique, culturel et spirituel. »

Le 16 septembre à Paris, la galerie Magnin‑A inaugure Tolika Mtoliki. Six artistes sud‑africains y réfléchissent à la traduction au‑delà du simple langage : passages entre langues, gestes et archives visuelles. « Les objets, les matériaux et les gestes eux aussi, peuvent traduire. Ils transportent des histoires, des mémoires et des formes de savoir d’un contexte à un autre. »

À Rio de Janeiro, du 17 au 23 septembre, la Mostra de Cinemas Africanos met en avant la diversité du continent. Vingt‑deux films venus de onze pays, du Kenya au Bénin, explorent le cinéma de genre – horreur, science‑fiction, thriller. En Amérique latine, l’Afrique défie ainsi les clichés qui la cantonnent au seul réalisme social.

Le 17 septembre à Paris, le Musée d’Art moderne présente la première grande exposition française consacrée à Kerry James Marshall. Ses vastes compositions centrées sur des personnages noirs ordinaires donnent une dimension épique à la vie afro‑américaine et rappellent combien ces images ont reconfiguré la peinture mondiale récente.

Miranda Forrester: Poolside (study), 2026. Pencil on paper, 40.5 x 25.3 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: Poolside (study), 2026. Pencil on paper, 40.5 x 25.3 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde

À Los Angeles, le 17 septembre, le California African American Museum à Los Angeles propose Willie Birch: Stories to Tell. Première rétrospective d’ampleur, elle retrace comment l’artiste a saisi la vie des Noirs américains depuis 1968, en soulignant la persistance des traditions africaines dans la musique, l’art et la culture aux États‑Unis.

Du 17 au 27 septembre, le Festival du film africain à Cologne (AFFK) programme plus de 70 œuvres de 23 pays africains et de la diaspora. Memory of Princess Mumbi, avec la Kenyane Shandra Apondi, nous plonge en 2093 et questionne le regard cinématographique postcolonial et la créativité face à l’intelligence artificielle.

À Paris, du 18 septembre au 11 octobre, le Théâtre de la Colline accueille Redemption Song de Léonora Miano. Entre Afropea et Amérique noire, la dramaturge franco‑camerounaise tisse les fils d’une histoire faite de colonisation, esclavage et migrations, et interroge la possibilité d’une rédemption portée par les voix d’Afrique.

Le 18 septembre à Bruxelles, Bozar présente William Kentridge avec I am not me…. L’artiste sud‑africain mêle archives, voix et collages pour réfléchir aux effondrements politiques du XXe siècle. Il montre comment les expériences africaines viennent décentrer les récits européens de la modernité et de la violence étatique.

Le 19 septembre ouvre la Biennale d’art contemporain de Lyon. Parmi la centaine d’artistes présentés, la commissaire Catherine Nichols a choisi aussi de nombreux créateurs africains pour incarner le thème de cette 18e édition : « Passer d’un rêve à l’autre ». Par exemple, le Ghanéen Akwasi Bediako Afrane construit ses projets à partir de l’accumulation de déchets électroniques générés par nos sociétés contemporaines. La pratique de Serwah Attafuah s’inscrit dans l’image numérique, le son et les technologies immersives, donnant forme à des environnements spéculatifs peuplés d’avatars afro-futuristes et de paysages virtuels en mutation. Les sculptures de l’Ougandaise Leilah Babirye sont réalisées à partir de matériaux que l’artiste collecte dans les rues et associe ensuite à des matières telles que l’argent, le cuivre ou la céramique.

Miranda Forrester: “Bathers”, 2026. Oil and gloss on polycarbonate/ sapele frame, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: “Bathers”, 2026. Oil and gloss on polycarbonate/ sapele frame, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde

Le 20 septembre à Paris, le Centre culturel suisse invite Monika Emmanuelle Kazi, vidéaste et performeuse de RDC, avec Terrain meublé. Kinshasa, Paris, Genève : son travail interroge ce que signifie habiter quand on porte en soi les langues, souvenirs et luttes du Congo, au cœur des espaces urbains de la diaspora.

Le 22 septembre à Paris, la Philharmonie consacre une exposition photo à Hassan Hajjaj. Né à Larache, élevé à Londres, l’artiste hybride souk maghrébin, pop globale et héritage des studios maliens de Malick Sidibé ou Seydou Keïta. Ses portraits colorés de la scène afro‑maghrébine londonienne font de la mode un manifeste diasporique.

À Bujumbura, du 21 au 25 septembre, le Festival du film Impakt (IFF) défend les droits humains par le cinéma, notamment au Burundi et en Afrique de l’Est. Longs métrages, documentaires et courts d’auteurs burundais, rwandais ou kenyans abordent justice, violences de genre et libertés publiques, faisant de l’écran un forum citoyen.

Du 24 septembre au 4 octobre à Limoges, les Zébrures, Festival des Francophonies, rassemblent les créateurs francophones, avec une forte présence africaine. Parmi les points forts de cette édition 2026, une création guinéenne : Mansa Moussa Roi d’or (Les Ballets Africains), un opéra mandingue sous la direction artistique de Manana Cissé et le chorégraphe Georges Monboye.

Du 24 au 27 septembre à Bobigny, la MC93 accueille Story of… de l’Égyptienne Laila Soliman dans le cadre du Festival d’Automne. En confrontant intime et collectif autour de la disparition d’un enfant, la metteuse en scène explore sa propre expérience d’une mère ayant perdu son enfant quatre jours après sa naissance.

Miranda Forrester: “Evening rituals II”, 2026. Oil and gloss on polycarbonate/limewood frame, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: “Evening rituals II”, 2026. Oil and gloss on polycarbonate/limewood frame, 61 x 40 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde

Le 26 septembre, le Festival international des Arts à Bordeaux fait la part belle au Maghreb. La compagnie marocaine Chara et le metteur en scène égyptien Ahmed El Attar interrogent pouvoir, religion et patriarcat. La ville portuaire devient pont entre mémoires atlantiques et méditerranéennes, avec l’Afrique au cœur de ces circulations.

Le 27 septembre à Limoges, au sein des Zébrures, sera remis le Prix Théâtre RFI 2026. Treize finalistes de onze nationalités, dont de nombreux auteurs africains, proposent un théâtre de la lutte, prosaïque et poétique, nourri d’oralités puissantes. Violences faites aux femmes, corruption, libertés publiques : le continent y parle au présent.

Le 28 septembre à Paris, l’Institut du monde arabe inaugure Vive la mariée ! Algérie – Maroc – Tunisie. L’exposition explore les rites du mariage en Afrique du Nord : parures, musiques, photographies. Elle montre comment ces cérémonies, au croisement du sacré et du festif, nourrissent identités et imaginaires maghrébins, en métropole comme au pays.

À Namur, du 30 septembre au 4 octobre, le Festival International du Film Francophone ouvre sa 41e édition. La présence de films venus d’Afrique francophone – Sahel, Maghreb, Grands Lacs – y est désormais incontournable. Le FIFF confirme ainsi la vitalité d’un cinéma africain qui réinvente la langue française au contact des réalités du continent.

Miranda Forrester: “Mirror and memory”, 2026. Oil and gloss on polycarbonate/ sapele frame, 75 x 60 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis.
Miranda Forrester: “Mirror and memory”, 2026. Oil and gloss on polycarbonate/ sapele frame, 75 x 60 cm. Exposée à la galerie Kristin Hjellegjerde, à West Palm Beach, aux États-Unis. © Miranda Forrester / Galerie Kristin Hjellegjerde
Sign up to read this article
Read news from 100's of titles, curated specifically for you.
Already a member? Sign in here
Related Stories
Top stories on inkl right now
One subscription that gives you access to news from hundreds of sites
Already a member? Sign in here
Our Picks
Fourteen days free
Download the app
One app. One membership.
100+ trusted global sources.