
En mai, le député libéral et franco-ontarien Francis Drouin a semblé exaspéré par deux témoins invités à un comité permanent sur les langues officielles du Canada. Les témoins, un auteur et un professeur, demandaient la protection du français au Québec et ont avancé qu’étudier dans un établissement anglophone dans la province augmentait significativement la probabilité de vivre en anglais. M. Drouin, président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, a décrit leur rhétorique comme étant « pleine de marde ».
M. Drouin a semblé irrité de leur obsession pour les écoles anglophones du Québec. Il a avancé que le déclin du français dans la province n’était pas causé par des établissements comme l’Université McGill. Ce qu’il fallait, c’était plutôt une perspective internationale sur les défis de la langue française. Lorsque le député du Bloc Mario Beaulieu l’a accusé de dénigrer le Québec, M. Drouin a répliqué que le Bloc Québécois (le seul parti politique fédéral voué au nationalisme québécois et à la promotion de la souveraineté du Québec) n’avait « jamais défendu les francophones en situation minoritaire ».