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Au travail, à l'école, au sport... L'Europe suffoque sous une chaleur "insupportable"

Des touristes s'abritent du soleil sous un parapluie, devant la tour Elizabeth, plus connue sous le nom de "Big Ben", le 26 mai 2026 à Londres, alors qu'une vague de chaleur touche certaines régions d
Des touristes s'abritent du soleil sous un parapluie, devant la tour Elizabeth, plus connue sous le nom de "Big Ben", le 26 mai 2026 à Londres, alors qu'une vague de chaleur touche certaines régions du sud-est de l'Angleterre et la capitale. © Adrian Dennis, AFP

De Londres à Nantes, des habitants, ouvriers, ou enseignants tentaient mardi de s'adapter à une vague de chaleur inédite pour un mois de mai. Établissements scolaires "pas adaptés", précautions à prendre sur les chantiers et craintes des agriculteurs : cet épisode, appelé à durer encore plusieurs jours sur une partie de l'Europe, relance les inquiétudes liées au réchauffement climatique.

Sur les chantiers, dans les écoles ou les bureaux, à Londres, comme à Nantes, les habitants sont confrontés, mardi 26 mai, à la vague de chaleur d'une précocité inédite qui déferle sur une partie de l'Europe.

"Je suis content d'aller au travail aujourd'hui, parce que je serai dans un bureau climatisé", sourit Gurjit Gill, 47 ans, Britannique vivant à Londres, exerçant dans la banque.

Lundi déjà, alors que les températures ont battu des records un peu partout en Europe, il a décidé de "faire du patin à glace pour échapper à la chaleur". Et à la maison, il envisage d'"acheter une climatisation, parce que les chambres la nuit sont assez insupportables".

Le mercure est monté pour la première fois jusqu'à 34,8°C lundi à Kew gardens, parc botanique situé dans le sud-ouest de Londres, un record pour le mois de mai.

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"Je travaille en cuisine, donc c'est atroce"

Le phénomène est dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone.

"Je travaille en cuisine, donc c'est atroce", témoigne mardi Renata Stankeviciute, 43 ans, Lituanienne vivant en Angleterre, espérant que "dans quelques jours, on aura de nouveau froid".

"Si vous n'êtes pas inquiet à propos du réchauffement climatique, vous devez être sourd et aveugle à la fois, non ?", interroge pour sa part Philippe Bignens, 56 ans, touriste suisse, travaillant dans l'assurance, qui a adapté son programme de visite avec son père "à cause de la chaleur".

En France, huit départements de l'ouest de la France ont été placés en vigilance orange canicule par Météo-France depuis minuit, dans la nuit de lundi à mardi. C'est un cran de plus que le niveau jaune qui prévalait depuis le début de l'épisode de très fortes chaleurs qui traverse le pays depuis dimanche et pourrait durer jusqu'en fin de semaine.

Une rue de Paris lors d'une vague de chaleur, le 25 mai 2026.
Une rue de Paris lors d'une vague de chaleur, le 25 mai 2026. © Stéphane de Sakutin, AFP

Casque sur la tête, en tenue orange, des ouvriers à l'œuvre sur un chantier des bords de Loire ont commencé plus tôt que d'habitude, 7 h au lieu de 7 h 30, en prévision des 34°C prévus dans l'après-midi.

"On prend aussi une pause réduite à 30 minutes à midi pour éviter de travailler trop longtemps sous le cagnard", explique Marius Guibert, chef de chantier de 21 ans.

Dans une école à Nantes, dans l'ouest de la France, la cheffe d'établissement Marie Bouju a demandé lundi soir aux parents de prévoir chapeaux et bouteilles d'eau. Les cours de sport de l'après-midi ont été annulés, comme l'activité basket du périscolaire.

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"Ce n'est pas le premier épisode de chaleur, on commence à prendre des réflexes", explique Marie Bouju, qui accueille les élèves devant la grille verte. "On a la chance d'avoir une cour arborée."

"Les ventilateurs brassent de l'air chaud"

Lundi, plusieurs dizaines de records de chaleur pour un mois de mai ont de nouveau été battus en France, avec 34,3°C à Nantes notamment.

Beaucoup d'établissements scolaires ne sont "pas adaptés" à de telles températures, s'inquiète Céline Pellat, professeure de mathématiques dans un autre établissement au nord-est de la ville.

À la gare, sous la mezzanine en verre qui surplombe les voies, de larges ventilateurs ont été installés.

Comment adapter le travail aux chaleurs extrêmes ?
Comment adapter le travail aux chaleurs extrêmes ? © Ioana Plesea, Christophe Thalabot, AFP

"Cela commence à être vraiment pénible aux alentours de midi et toute la journée ensuite. Les ventilateurs brassent de l'air chaud", soupire l'employée d'une enseigne installée sous la verrière, qui souhaite rester anonyme.

À Nort-sur-Erdre, à une trentaine de kilomètres de Nantes, un producteur de céréales s'inquiète, lui, des conséquences de la chaleur sur ses champs de blé.

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"Cela peut jouer sur le remplissage des grains. Avec toute la pluie qui est tombée depuis le début d'année, il y a une réserve en eau dans les sols qui peut limiter le phénomène, mais il ne faut pas que cette chaleur dure", prévient Nicolas Favry, producteur de blé, de maïs et d'orge.

Avec AFP

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