Sur fond de hausse des prix du carburant et d’inquiétudes autour du pouvoir d’achat, la menace d'une mobilisation des gilets jaunes ressurgit, 8 ans après le début du mouvement. Une contestation qui pourrait s’embraser si le gouvernement, en pleine négociation du budget 2027, ne trouve pas de solutions. À gauche, La France insoumise et le Parti socialiste menacent déjà de censurer ce budget et de soutenir les mobilisations contre la vie chère des 29 septembre et 17 octobre prochains.
Vendredi 11 septembre, le candidat communiste Fabien Roussel appelait les Français à descendre dans la rue et occuper les ronds-points. Référence explicite aux « gilets jaunes ».« Un risque si le gouvernement ne réagit pas très vite », met en garde l'ancien président François Hollande.
Certains à gauche y voient déjà un levier pour leur campagne. « Un gouvernement qui joue la carte du chaos » selon la candidate à la primaire socialiste Ségolène Royal. Non sans arrière-pensée, elle s'adresse aux Français : « Dans huit mois, il y a une élection. Nous avons la responsabilité d’être plus responsables que ce gouvernement irresponsable », déclare-t-elle.
Soutien de LFI et du PS à la manifestation
La France insoumise est bien décidée à soutenir la mobilisation. « On l’appuie, on la soutient », affirme le coordinateur national de LFI Manuel Bompard. Si Olivier Faure refuse d'être « celui qui conduit le mouvement social », le candidat à la primaire socialiste entend lui aussi le soutenir. « Si les Français se soulèvent, je le comprendrai parfaitement et je serai à leurs côtés », assure-t-il.
Le député Philippe Brun entend se distinguer des autres. Il se présente comme « le seul candidat qui a été dans le mouvement des gilets jaunes. »Un argument de campagne dans une primaire socialiste où il est aussi candidat.